lundi 14 septembre 2009

Marginal

Corrompu, blessé, maltraité
Par la force de l’accusation de mon instinct
Je serais encore moins que l’absent
Rare et rejeté.

Autour de moi, danse le feu furieux
La chaleur démange la conscience
C’est l’oubli d’une distante existence
De leçons et intentions de bonheur

Je suis fâché, je veux tuer
Mais mort je suis déjà
À cause de l’amour qui ne m’embrasse pas
Vivre je ne pouvais pas rester

S’il y avait de vie après la mort
Je serais un esprit dérangé par la nostalgie
Des douloureuses joies de la vie
Laquelle pour moi est finie.

Pauvre Petit Enfant

Je voudrais t’animer,

Te montrer que le ciel est bleu.

Te dire que le monde est beau

En regardant tes yeux.


Je voudrais te rassurer,

Te dire que la guerre n’existe pas.

Crier que la paix est vraie,

Mais ce n’est pas comme ça.


Je voudrais te consoler;

Te murmurer, en secret,

Que la faim est partie,

Mais elle vit dans ta vie.


Je voudrais t’amuser,

Te présenter d’autres enfants,

De toutes les couleurs,

Pour jouer sans peur.


Mais l’amour n’est pas suffisant,

Il y a de la discrimination.

Pardon, pauvre petit enfant,

Parce que l’homme a perdu sa raison.


Rêve toujours, petit enfant,

Pour la justice et l’amitié.

Un jour, tes besoins

Ne seront pas ta réalité.